Décembre 2006: Notre 1ere IAC

Publié le par Baby_mag

 Si tu es conçu lors de cette 1ere IAC, sache que nous nous sommes aimé comme si nous t’avions conçu sous la couette. Notre complicité est notre alliée, elle ne nous quittera pas et elle n’en sera que plus riche.

 

 

 

Pour le moment : 75 UI de Gonal par jour.

Jeudi 23 novembre 2006 : J5. Sur la notice du Gonal, il est écrit que les piqûres doivent se faire tous les soirs à la même heure. Hier nous l’avons fait à 21h30. Il est 21h30, ton papa me téléphone, il est dans le taxi qui le ramène de l’aéroport. Il arrive à 21h45. Je pense que 15 minutes ce n’est pas grave du moment que c’est dans le même créneau horaire. J’attends tranquillement que ton papa se décharge de son sac, son manteau mais voilà qu’il m’appelle « c’est l’heure de ta piqûre ». Là posé sur le rebord du lavabo, les deux disques de cotons sont déjà prêt. L’alcool est là. Il est adorable ton papa. Il a peur de me faire mal mais ça y est, il maîtrise le geste.

Vendredi 24 novembre : J6. J’ai eu ma 3eme piqûre. Où piquer une fois qu’on a pris un bourlet de peau du ventre à droite puis le lendemain à gauche ? On a décidé de refaire à droite mais plus près du nombril. Heureusement l’aiguille est très fine : on ne distingue même plus la 1ere piqûre. Aujourd’hui j’ai eu un coup de barre après le repas et j’ai eu extrêmement chaud. Mais on ne peut pas dire que se soit une bouffée de chaleur. Ça me rassure : dès la 1ere prise de clomid je m’étais sentie nauséeuse. J’espère vraiment que je vais bien supporter le Gonal.  

 

 

Samedi 25 novembre: J7. Aujourd’hui ma mère m'a téléphoné. Elle a pris de mes nouvelles alors je lui ai dit "et bien j'ai commencé les piqûres en vue d'une 1ere IAC". Elle a répondu "ah". Ça veut dire quoi ça "ah" ? Elle ne m'a dit demandai si j'allais bien, ni demandé quand c'était ni où ça allait se passer. Je me sens nulle de le lui avoir dit. Pourtant elle sait depuis janvier dernier que j'ai des problèmes et que j'ai fait de la stimulation. Pourtant dieu sait combien d'exemple de FIV elle m'a raconté cet hivers pour me dire "tu vois la fille de machin, c'est quand elle a tout arrêté qu'elle a eu ses enfants" ... Etait ce en fait un message caché pour me dire que tout ça c'était dans la tête ? Qu'elle était contre l'aide de la médecine, elle qui est si catho ? Ça m'a déçu. Elle qui m'a toujours soutenu. En fait je me déçois moi même. Pourquoi a t-il fallu que je le lui dise ? J'aurais du me taire et garder ça pour nous. Je pensai que ça lui redonnerai espoir, elle qui ne vit que dans l'espoir d'être un jour grand-mère.

Dimanche 26 novembre : J8. Cette nuit ton  papa a été très malade. Il s’est couché courbaturé et fébrile. Dans la nuit il a beaucoup frissonné et  il a vomi. Ce matin il avait plus de 38°C de fièvre et pensait avoir la grippe. Sur le coup j’ai tout de suite pensé à l’IAC. Comme a chaque spermogramme on lui a demandé s’il avait eu de la fièvre  au cours de la semaine j’ai tout de suite fait le rapprochement et je me suis dit « ça y est, avec la pouasse que j’ai, la fièvre va lui tuer ses spermatozoïdes et l’IAC sera raté et on nous fera passer directement aux ICSI au cycle prochain ». J’étais furieuse, pas contre lui mais contre cette pouasse qui nous colle depuis nos essais bébé. J’ai donc passé la journée seule à venir de temps à autre lui demander s’il voulait un thé et une compote. J’ai passé mon après midi à faire du repassage, du ménage et préparer un repas pour ma sœur qui devait dîner. A 21h30 c’était l’heure de ma piqûre. Je vais doucement dans la chambre mais ton papa ne m’a pas entendu l’appeler doucement. Merde, je ne sais pas comment marche le stylo. Ça a l’air facile mais je regarde ma peau et je suis mais alors incapable de me piquer moi-même : c’est plus fort que moi. J’appelle donc ma sœur et lui explique le but de ces piqûres (elle savais que nous avions des problèmes alors elle n’a pas été trop surprise). Elle regarde l’aiguille et regarde mon ventre et se sent incapable elle aussi de me piquer par peur de me faire mal. On a l’air bête toutes les 2 avec moi tenant d’une main mon bourlet de peau et elle la seringue …. On se prend d’un fou rire un peu nerveux … Elle arrive enfin à avoir le courage de piquer mais on s’aperçoit que le piston n’avait pas été relevé sous l’effet du stress… Mais bon, ma sœur s’est rendue compte que l’aiguille était tellement fine qu’elle rentrait vraiment très facilement dans la peau et qu’à part un léger sursaut de surprise je ne sens presque rien. A la deuxième tentative la piqûre est réussie. On  est assez soulagée. Elle repartira contente de cette soirée et de sa contribution et me dit en partant « si mon neveu né ce cette IAC, plus tard je lui dirai qu’un soir j’y ai mis ma contribution moi aussi à sa conception ».

 

 

Lundi 27 novembre : J9. 08h30, je suis au labo pour mon 1er bilan sanguin du protocole. Tout va très vite. La quantité de sang prélevée est très faible : juste un petit tube. La dame de l’accueil me demande « le 100% de prise en charge de la sécurité sociale c’est pour stérilité ? ». Je lui réponds que oui mais j’ai envie de lui dire que ça s’appelle de « l’infertilité ». Jamais pas le mot stérilité. Je l’utiliserai le jour où la science ne pourra plus rien pour nous. Vers 15h00 comme je n’ai pas de nouvelles du gynéco, j’appelle son secrétariat. Ils m’expliquent qu’ils ont un problème de faxe. Je rappelle le labo « mais ça vous serai pas venue à l’idée de ma passer un coup de fils pour me dire que vous arriviez pas à faxer les résultats non ? », la dame du labo me dis « ah oui, on aurait pu, j’y penserai la prochaine fois…. ». Du coup je prends note moi-même du résultat. 5,3 de LH et 63 d’oestradiol. Le gynéco me dit « c’est trop faible ; pas la peine de refaire un dosage avant jeudi ». Je suis très contrariée par cet appel. Lundi prochain je dois prendre l’avion pour un déplacement professionnel à l’étranger prévu de longue date que je ne peux absolument pas annulé et le gynéco m’avait bien dit qu’on ovulé avant J16 sous Gonal. Du coup lors de la piqûre je demande à mon mari, de juste pour un soir, de mettre une dose de 125 au lieu de 75. J’ai honte de moi mais la colère fait souvent faire des choses regrettables …

Mardi 28 novembre : J10. Aujourd’hui je me suis plongée dans le travail ; je suis partie tard et j’ai filé directement au Yoga puis à la maison, dîner, lire me coucher. Pour éviter d’y penser … Je ne ressens aucun effet secondaire. Je me demande pourquoi on peut encore prescrire des médicaments comme le Clomid qui m’a rendu si malade. Ton papa comprend mieux : il me dit que le coût d’une seringue n’est pas le même qu’un comprimé alors c’est tellement facile de prescrire ces 10 cachets en un cycle …

 

 

Mercredi 29 novembre : J11. Aujourd’hui mon ventre a bien gonflé. Mes seins sont tendus. Peut être que mes ovaires travaillent-ils enfin ? Mais ça ne me tiraille pas dans le ventre. J’avais peur qu’on voit mon ventre au travail alors au lieu de mettre des petits pulls près du corps j’avais mis une veste de tailleur. Les gens ont du se dire que j’avais une réunion importante. Je préfère qu’ils se posent ce genre de questions plutôt que de faire naître de fausses rumeurs sur ce petit bide naissant qui n’annonce pas une bonne nouvelle. 

Jeudi 30 novembre : J12. 2eme prise de sang. Mon taux de LH est de 5,0 et oestradiol à 123. L’oestradiol a doublé en 4 jours mais il est encore en phase folliculaire. J’appelle le gynéco. Il me dit que ça ne sert à rien de faire une écho de control aujourd'hui que c’est encore trop tôt. Demain je dois refaire une prise de sang et le rappeler pour cette fois ci avoir ma 1ere écho.

Vendredi 1er décembre : J13. 3eme prise de sang. Mes 2 bras ont déjà été percés dans la semaine. Je donne celui de lundi car il a eu le temps de cicatriser. Mes taux sont de 4,6 en LH et 150 en oestradiol. Le gynéco me dit par téléphone « ça monte doucement mais c’est pas encore ça. Ça vaut toujours pas le coup de faire une écho ». Là c’est le gros stress, l’IAC se fera pas ce week end mais « peut être » lundi. Je demande à ma secrétaire de décaler mon billet d’avion à lundi soir. Tant pis je peux rater la 1ere journée de mon séminaire mais je peux pas décaler mon départ à mardi : ensuite c’est à mon tour de présenter des diapos devant 100 médecins et scientifiques. Je suis dégoûtée: Sur le forum presque toutes les filles se sont fait déclancher entre J9 et J11 pour une insémination de J11 à J13. Moi je suis déjà à J13 et c’est pas aujourd’hui qu’on va me déclancher. J’en ai marre de pas être comme tout le monde …. Je dois refaire une prise de sang encore demain et cette fois ci c’est sur ! J’ai mon écho de control à 11hoo mais au service de FIV car les consultations classique  de PMA  ferment le week end.

 

 

Samedi 2 décembre : J14. J’ai du mettre le réveil à 7h30. Je ne me suis pas levée  aussi tôt un samedi matin depuis des années … Moi qui est l’habitude de mes bonnes grosses grasses matinées ça me fait un choc. Je dois être stressée car je me lève avant le réveil. Il est 8h00 et la ville est endormie. Pas un café, pas un coiffeur, pas la pharmacie du quartier ne sont ouverts. Ma ville a adopté la semaine scolaire à 4 jours ; il n’y a même pas les enfants  qui se pressent pour ne pas être en retard à l’école, il n'y a pas cette foule de gens qui se pressent pour attraper le bus à temps. La ville est morte un samedi matin à 8h00. Il fait nuit et il n’y a quasiment pas de circulation. J’ai la sensation qu’il est 6 heure du matin. Voilà c’est ma 4eme prise de sang en 5 jours. Je suis crevée. Mener de front une semaine de boulot stressante à cause du séminaire de la semaine prochaine et avoir ma double vie de me lever 45 minutes plus tôt le matin pour avoir le temps d’aller au labo qui est à 15 minutes de chez moi et  faire ma prise de sang pour arriver exactement à la même heure que d’habitude pour passer inaperçu m’a épuisé. Mais je sais que je peux mener cette vie parallèle. Ça va être dur, fatiguant, stressant mais si je peux continuer quelque IAC je serai ravie car je sais que je peux gérer la PMA et ma carrière en même temps.

10h30 : je suis à l’hôpital mais pas l’aile classique des consultations PMA, dans une autre aile, à l’étage « centre de reproduction et FIV ». Beaucoup de couples attendent. Ils ont l’air blasé. Je vois beaucoup d’amour et de complicité chez un jeune couple à ma droite. En face de moi il y a un autre couple:  ni l’un ni l’autre ne se parle. Ils n’osent même pas lire ou même feuilletter une revue. On a l’impression que le temps s’est suspendu pour eux. Ils doivent sûrement attendre pour une insémination ou une ponction et savent que le nombre de spermatozoïdes ou d’ovocyte va forcement modifier le cours de leur vie. 10H45 : mes résultats ne sont pas prêts au labo. 11h00 non plus. Ça me stresse. Ils avaient promis que ça serait prêt pour mon RDV de 11h00. Je vois mon gynéco sortir du sas à côté des consultations. Il est en chemise et pantalon vert de chirurgie. Ça me fait froid dans le dos. J’ai vraiment l’impression d’être à l’hôpital pour "protocole" et non pour "consultation". Ça devient bien concret dans ma tête. Je comprends que la porte de droite c’est les échos, la porte de gauche le labo pour le tri des spermatozoïdes et la fécondation en éprouvette ou la micro-injection. le sas du milieu c’est la salle d’opération pour les ponctions ovocytaires et les implantations. Et derrière moi il y a les blocs  pour l’insémination et pouvoir rester au repos 15 minutes dans son box. 11h20 : le labo a enfin mes résultats : 4,0 de LH et 166 d’œstrogène. Le gynéco trouve ça « pas trop mal ». Je m’installe pour l’écho endo-vaginale. Endomètre de 8 mm. Un seul follicule de 17 mm. Il me dit "bein vous avez l'air déçu"... J'ai dit "non non " mais au fond de moi j'aurais voulu en avoir 2 ... Il me rassure en me disant "vous savez si il y'en avait  plus de 2, c'est un cas à annuler l'IAC !!" et il a dit "la dose est bonne car en plus vous auriez pu faire de l'hyper stimulation car plein de mini follicules se sont développés". Donc la dose est bonne. Voici la moitié du protocole de fait : nous savons déjà que de mon côté le traitement est bon et que je pourrais refaire des IACs. Maintenant il reste à croiser les doigts pour qu’il y ai plus de 1 million de spermatozoïdes lors du recueil. Il confirme que pour lundi c’est bon !!! On déclanche demain à midi avec la grosse piqûre d’ovitrel. Lundi nous avons rendez vous à 10h30 dans ce même service de FIV pour le recueil du sperme et à 12h00 je dois être présente et attendre mon tour et surtout le résultat du tri et espérer de tout mon cœur faire l’insémination lundi midi. Jeudi je dois commencer progeston en ovule (1 le matin, 1 le soir pendant 14 jours).  

 

 

 

Dimanche 3 décembre : J15. A midi nous avons fait (enfin ton papa) la piqûre d’ovitrelle 6500UI. C’est aussi une gonadotrophine comme le Gonal 75. Donc j’ai reçu l’équivalant de 87 doses de Gonal en une seule fois. 30 ou 40 minutes après j’ai eu très très chaud comme une bouffée de chaleur. Après j’ai fait ma valise, j’ai révisé mes présentations et j’ai eu un gros coup de barre et j’ai fait une sieste de 18h à 20h. C’était le même genre de coup de barre que ceux que j’avais sous clomid. Le gros coup de massue … J’avais un peu mal aux ovaires en me couchant.

Lundi 4 décembre : J16 : C’est LE grand jour. Ton papa vient de partir pour son don à 10h00. Il n’a pas voulu que je l’accompagne mais il m’a dit de le  rejoindre pour 11h00 pour couper son attente et mon attente en 2. Mais je lui ai demandé de rester jusqu’à l’insémination. Je me suis réveillée la peur au ventre. Ton papa m’a dit « stresser ne changera pas les résultats ». Mais moi j’ai tellement peur de pas avoir assez de spermatozoïdes et passer direct aux ICSI. C’est ça ma plus grande crainte. 11h00, je suis à l’hôpital ; ton papa a fait son recueil. Il était très à l’aise. Il cherchait déjà des prénoms, me disait que je n’allais pas pouvoir boire d’alcool à Noël. J’ai eu l’impression qu’il vivait ce que moi j’avais vécu lors du 1er cycle sous clomid.  J’y avais mis tous mes espoirs et je pensais que j’allais tout de suite tomber enceinte puisque j’allais enfin ovuler. Moi je stressais tellement. D’autres couples attendaient leur insémination ou leurs ponctions. A 12h20 le docteur est enfin arrivé. Il m’a annoncé que les résultats étaient « moyens », j’ai du insister pour avoir des chiffres. En fait ont n'a pu récupérer que 0,3 millions de spermatozoïdes mais que ça vaut le coup de les transférer quand même. Il me dit que les biologistes ont trouvé des leucocytes dans le don de sperme et que je dois prendre moi, des antibiotiques pour pas « être contaminé ». Contaminé par quoi ? C’est le sperme de mon mari, que j’embrasse, avec qui je fais l’amour et on me parle de contamination alors que nous nous échangeons bien plus que nos microbes dans la vie de tous les jours. L’insémination se passe plutôt bien. J’ai senti le cathéter mais je l’ai juste « senti » ; ça ne m’a pas fait mal ni géné. Par contre il a énormément écarté le spéculum et ça n’a pas été très agréable. Je crois qu’il a désinfecté un peu et puis c’est allé très vite. Pendant que je restais quelques minutes allongée il a écris ses ordonnances : 5 jours d’antibiotique pour moi et une spermoculture pour ton papa. Je dois payer 150 euros au gynéco et 53 euros aux biologistes. Je trouve ça un peu dégueullase sachant que c’est quand même les biologistes qui font tout le travail et que le gynéco n’a que 5 minutes de manipulation. Ton papa avait l’air très embarrassé : il avait des pensées négatives (que j’allais le quitter ou que j’allais lui en vouloir de m’avoir demander d’arrêter la pilule). Moi je pouvais plus trop parler. C’était ma plus grosse crainte de pas avoir plus d’1 million de zozo et voilà que ça nous arrive. J’ai l’impression que c’est mes pensées négatives qui provoquent les échecs. J’espère que le gynéco va penser que les mauvais résultats sont dus à une infection (il n’y avait jamais eu aucun leucocytes dans les 2 précédentes spermocultures). Je me suis sentie très seule dans le taxi qui m’amenait à l’aéroport. J’avais les larmes aux yeux mais je ne suis pas arrivé à pleurer.

Mardi 5 décembre : J17 : T° à 36,4. Je suis en espagne. Hier soir je me suis couchée si seule dans ma chambre d’hôtel. Envahie par une profonde tristesse et par le découragement, j’ai eu beaucoup de mal à m’endormir. Aujourd’hui ton papa a pris son rendez vous pour son nouveau spermogramme avec spermoculture et un nouveau test de « migration survie ». J’espère de toutes mes forces que nos mauvais résultats d’hier soient due à une infection passagère et que nous aurons le droit de refaire une nouvelle tentative.

Mercredi 6 décembre : J18 : T° à 36,6. Ça a légèrement augmenté depuis hier mais je sais que chez moi ça ne correspond pas encore à une température de phase lutéale. Mais hier j’ai eu mal au ventre ; je pense avoir ovulé hier.

Jeudi 7 décembre : J19 : T° à 36,8. Ça y est ma T° est de 0,4°C de plus qu’en folliculaire. J’ai sûrement ovulé mardi. Ce matin j’ai pris ma 1ere capsule d’Utrogestan (de la progestérone en ovules vaginales). Je vais devoir en prendre 2 fois par jours pendant 14 jours. Finalement je suis bien contente de passer ma semaine en espagne même si mes journées sont longues et stressantes car le temps passe beaucoup plus vite et je n’ai pas le temps de me morfondre.

 

 

Vendredi 8 décembre : J20. T° à 36,8. C’est bon, je n’ai plus besoin de prendre ma température. Je sais que dans 12 jours mes règles seront là ou pas là. Je suis enfin rentrée à la maison ce soir. Je voulais raconter à ton papa mon voyage, comment s’était passées mes présentations en anglais, mes réunions, mes dîners … Mais lui il a voulu savoir comment j’allais, si j’avais bien supporté les antibiotiques, si j’avais eu mal après l’insémination. Je lui ai dit que je n’avais pas eu le temps de penser à tout ça … Lui y a beaucoup pensé.

Samedi 9 décembre : J21. Ça y est c’est mon dernier jour d’antibiotique. Je ne comprends toujours pas pourquoi j’ai du en prendre mais je pense savoir pourquoi. Par la vois de procréation normale, la glaire cervicale doit sûrement tuer les leucocytes grâce à leur pouvoir immunologique et comme l’insémination passe au delà de l’utérus il y a plus de protection immunitaire. 

Lundi 11 décembre: J23. Une IAC combien ça coûte ? Aujourd’hui j’ai reçu des papiers de sécurité sociale. J’ai vu le prix que coûtent les traitements Gonal + Ovitrel : 421.22 euro ! Pour une fois dans ma vie je remercie la sécurité sociale d’avoir créé le 100% stérilité. Car j’ai eu aussi à payer 120 euros de consultation avec écho-endovaginale, 150 euros pour l’IAC faite par le gynéco, 54 euros pour les biologistes qui ont préparé le recueil de sperme puis j’ai eu 4 prises de sang à 42,76 euros (171.04 euros) et deux boites d’Utrogestan à 7,76 euros (15,42 euros).  Je ne compterai pas les antibiotiques car si il y avait pas eu de leucocytes dans le sperme je n’en aurais pas eu. Ce qui fait un total de 931,68 euros le protocole complet d’IAC (environ 6000 francs).

Mercredi 13 décembre : J25. Ton papa trouve que ma poitrine a gonflé. C’est vrai. Mais bon, la gonadotrophine qui a été injecté le jour du déclanchement correspond à un taux de femme enceinte de 3 à 4 semaine (5 ou 6 SA). Donc forcement…

Jeudi 14 décembre : J26. Les ovules d’Utrogestan m’irritent le vagin. Déjà une semaine de traitement à la progestérone. Heureusement que je n’enchaîne pas tout de suite un nouveau protocole car mon corps aura vraiment besoin de repos.

Vendredi 15 décembre. J27. Je suis à 11 jours de mon ovulation. Trop tôt pour un test. Mais j’ai peur et je stress à m’en rentre malade. En fait plus le cycle a été lourd et plus c’est stressant. Pour un cycle naturel, on est juste déçu d’avoir ses règles, quand j’ai commencé clomid c’était le début du compte à rebours et la pression était plus haute et là l’IAC, la barre est encore plus haute et je vais vraiment tomber de haut le jour de mes règles. Je n’ose même pas imaginer ma déception pour une ICSI et dans quel état de stress je serais.

Samedi 16 décembre. J28. Aujourd’hui nous sommes allé au laboratoire faire une spermoculture et un nouveau test de migration survie. Il parait qu’ils ont installé des écrans plats et des vidéos maintenant dans les cabines. Comme dit ton papa « c’est déjà mieux que les magasines tout jaunis des années 80 … ».

Dimanche 17 décembre. J29. Je suis à 12DPO. Mon test urinaire était négatif ce matin. Mais les tests que j’ai n’avaient pas détecté mon 1ere début de grossesse avant 17 DPO. Je ferais une prise de de sang demain pour être fixée. L’attente est trop longue mieux vaut être fixée dès demain. Pourtant ma courbe de température ne cesse d’augmenter de jour en jour et ça ne m’a jamais fait ça même avec de la progestérone en fin de cycle.

Lundi 18 décembre. J30. Je vais au laboratoire faire une prise de sang pour une dosage de béta HCG. J’ai la peur au ventre. Il faudra attendre que les heures défilent en bas de l’écran de mon ordinateur et que midi s’affichent enfin pour que je puisse appeler le labo. J’appelle le cœur battant dans ma poitrine. « C’est négatif ». Je remercie et je raccroche. Je crois qu’à ce moment très précis ma tête était complètement vide comme si mon cerveau c’était mis en pause. Il n’y a pas eu de pleur. Juste cette grande lassitude …

 

 

Jeudi 21 décembre. J33 transformé en J1. Ma phase lutéale aura été de 15 jours.  Heureusement que j’ai fait ce test pour arrêter d’un croire sinon je n’aurai jamais supporter une attente aussi longue. J’ai un mal au ventre atroce …comme mes 1ere règles quand j’étais ado. Pourtant j’ai arrêté l’Utrogestant lundi matin. Voilà maintenant que l’échec est digéré il nous faut attendre les résultats de spermo pour savoir si on peut retenter une IAC ou si on passe direct aux ICSI. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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auréliegg 07/12/2006 14:02

Je suis de tout coeur avec toi et ton mari. Le chemin va peut être être long... mais au final, je suis persuadée que vous l'aurez, ce bébé et il sera merveilleux.Ne jamais désespérer, ne jamais baisser les bras. La vie nous fait passer des épreuves qui nous rendent plus fort... même si c'est douloureux.Courage et vivement que tu ais des naussées matinales ou même une envie de fraise !!!

Baby_mag 07/12/2006 23:57

Merci Aurélie pour ton message de soutient. Et non anniversaire à vous 2 ;-).

mariedodo 05/12/2006 16:52

Baby je viens de lire ton BLOG, c\\\'est tres beau mais c\\\'est aussi tres dur. Impossible de ne pas penser qu\\\'il n\\\'y a vraiment pas de justice...
Ne t\\\'inquietes pas, ca ne sont surement pas tes pensees negatives qui changent quoi que ce soit.
Et puis s\\\'ils ont decide de faire le transfert, c\\\'est quand-meme bien qu\\\'il y a de l\\\'espoir, non?!
Aller, je vous souhaite beaucoup de courage a tous les deux (meme si vous avez deja fait vos preuves dans ce domaines-la), et surtout un beau bebe au bout du chemin!!

Baby_mag 05/12/2006 17:19

Merci mariedodo pour ton message de réconfort.
Tu as raison, si l'insémination a quand même été effectuée c'est que ça fallait quand même un peu le coup. Il suffit d'un SEUL spermatozoïze après tout !!